Un conflit d’aménagement dans les « beaux quartiers » parisiens.
En 2016, l’installation d’un centre d’hébergement d’urgence à Paris, dans le 16e arrondissement, suscite une nouvelle mobilisation des associations de riverains, impliquées depuis une dizaine d’années dans plusieurs conflits d’aménagement. Celle-ci se singularise par un élargissement du répertoire d...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cdg, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Carnets de géographes
2019
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | En 2016, l’installation d’un centre d’hébergement d’urgence à Paris, dans le 16e arrondissement, suscite une nouvelle mobilisation des associations de riverains, impliquées depuis une dizaine d’années dans plusieurs conflits d’aménagement. Celle-ci se singularise par un élargissement du répertoire d’action des contestataires. Ancrées dans un territoire bourgeois et conservateur, les contestations de l’Ouest parisien ont pour coutume de s’inspirer des pratiques collectives propres aux associations de riverains aisés, rétives à la remise en cause de l’autorité publique. Elles privilégient l’action contentieuse, et, surtout, interpellent et sollicitent les élus locaux pour qu’ils défendent leurs intérêts au plus haut niveau. Aussi, à l’instar de l’ensemble des conflits d’aménagement qui apparaissent dans la capitale depuis les années 1990, cette nouvelle mobilisation a-t-elle des répercussions dans l’espace politique : elle renforce les rivalités entre l’ensemble des acteurs politiques engagés dans la conquête ou le contrôle électoral de Paris. |
|---|