Lenteur et immobilité, un potentiel pour les personnes agées pauvres de Recife (Bresil) ?

De nombreuses études qui se penchent sur les mobilités quotidiennes postulent que l’inclusion socio-spatiale des individus dépendrait de leur capacité à se rendre mobile sur le territoire. Si les mobilités et les vitesses ont ainsi été longtemps valorisées, leurs limites tendent aujourd’hui à faire...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/cdg,
Autore principale: Quiroga, Pamela
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Carnets de géographes 2016
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:De nombreuses études qui se penchent sur les mobilités quotidiennes postulent que l’inclusion socio-spatiale des individus dépendrait de leur capacité à se rendre mobile sur le territoire. Si les mobilités et les vitesses ont ainsi été longtemps valorisées, leurs limites tendent aujourd’hui à faire l’objet des travaux plus récents qui remettent en question leurs effets positifs sur les individus et l’espace. Cet article propose ainsi d’observer les pratiques de mobilité réduite des personnes âgées pauvres de la ville de Recife, principalement caractérisées par de faibles vitesses à travers les déplacements pédestres, qui ne sont pas uniquement le résultat d’un cumul de contraintes vécues au quotidien mais qui reflètent souvent une réelle volonté de réduire les déplacements contraignants. Pouvoir rester dans le logement ou dans le quartier de résidence représente souvent pour les personnes âgées un moyen de maintenir ou d’améliorer leur qualité de vie. Les formes « d’immobilité » observées révèlent ainsi des inégalités entre individus lorsque ceux-ci ne disposent pas des mêmes ressources pour réduire leurs mobilités quotidiennes.