Un terrain miné : enquêter sur les rapports sociaux de « race » dans les espaces touristiques frontaliers
Cet article entend contribuer à l’étude géographique des rapports de « race » en proposant une réflexion critique sur les méthodes mobilisées lors d’un terrain de thèse à la frontière franco-italienne. Dans la recherche francophone, bien que la géographie des rapports de domination se soit développé...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/cdg, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Cyhoeddwyd: |
Carnets de géographes
2026
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article entend contribuer à l’étude géographique des rapports de « race » en proposant une réflexion critique sur les méthodes mobilisées lors d’un terrain de thèse à la frontière franco-italienne. Dans la recherche francophone, bien que la géographie des rapports de domination se soit développée au cours des dernières années, les rapports de « race » restent très peu abordés, ce qui contribue à leur invisibilisation. Mais en tentant d’identifier les rapports sociaux de « race » sur le terrain, des difficultés concrètes, à la fois méthodologiques et éthiques, se posent, conduisant le·la chercheur·euse à enquêter en « terrain miné » (Jounin, 2019). On se retrouve face à un paradoxe : comment ne pas reproduire, par sa méthodologie, la domination que la recherche tente justement de dévoiler ? Ces difficultés ont conduit l’autrice à procéder par tâtonnements en mettant au point diverses expérimentations méthodologiques. Cet article plaide pour la nécessaire réflexivité critique sur l’usage des catégories que l’on mobilise pour étudier les rapports de domination, et propose d’envisager le doute, non pas comme un obstacle, mais comme un outil pour (ré)orienter en permanence sa démarche de recherche pour éviter de reproduire des formes de violence dans et par l’enquête |
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