Une mobilisation continuée
Cette lecture de L’Acacia développe la mobilisation en cours le 27 août 1939, lorsqu’un dilettante apprenti-peintre cubiste prend place dans des trains à destination d’un centre mobilisateur où il a été convoqué. Lors de ce voyage initiatique qui le prépare à l’épreuve du feu, le réserviste se livre...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ccs, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Cahiers Claude Simon
2017
|
| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cette lecture de L’Acacia développe la mobilisation en cours le 27 août 1939, lorsqu’un dilettante apprenti-peintre cubiste prend place dans des trains à destination d’un centre mobilisateur où il a été convoqué. Lors de ce voyage initiatique qui le prépare à l’épreuve du feu, le réserviste se livre à une forme de memento mori (associé à la mort de son père tombé au front le 27 août 1914). Dans l’espace et dans le temps du transport où il se remémore les vingt six premières années de sa vie, ce « personnage conceptuel » (Deleuze) passe en revue pour les examiner les images de son existence, pour en mesurer l’inconsistance. Une approche narratologique, stylistique et grammatologique conduit à reconsidérer la complexe ambiguïté de cette « autobiographie familiale », de ce « roman à base de vécu » raconté à la « troisième personne » tout en prenant en compte le potentiel de « création continuée » en réserve dans la langue mobilisant la mémoire d’un écrivain, la présence esthétique d’une pensée de l’écriture à l’œuvre sur les « sentiers de la création ». |
|---|