Figurer l’hérésie simoniaque et la fornication cléricale. Le programme grégorien de la Porte des Comtes à Toulouse
L’homme à la tête dévorée par des dragons, représenté sur un des chapiteaux de la Porte des Comtes de Saint-Sernin de Toulouse, et sur deux autres chapiteaux de cette même collégiale, également présent dans plusieurs églises romanes du sud de la France et du nord de l’Espagne dans le dernier tiers d...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers de civilisation médiévale
2023
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’homme à la tête dévorée par des dragons, représenté sur un des chapiteaux de la Porte des Comtes de Saint-Sernin de Toulouse, et sur deux autres chapiteaux de cette même collégiale, également présent dans plusieurs églises romanes du sud de la France et du nord de l’Espagne dans le dernier tiers du xie siècle et le début du xiie siècle, a été produit et diffusé par des commanditaires acquis aux idées de la réforme grégorienne. Cette corrélation inédite est à l’origine d’une lecture ecclésiologique de la Porte des Comtes, organisée autour de deux scènes de dévoration emblématiques, cet homme à la tête attaquée par des dragons (l’« homme aux dragons »), et la femme aux seins mordus par des serpents (la « femme aux serpents »). Face à l’hostilité du clergé cathédral toulousain et des moines de Moissac, les chanoines réguliers de Saint-Sernin, soutenus par Grégoire VII, Urbain II et leurs légats, rappelèrent aux fidèles, à travers un programme iconographique d’une grande cohérence, les deux fléaux qui souillaient l’Église et qu’ils combattaient avec une très grande fermeté, à savoir la simonie et le nicolaïsme. |
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