La tradition des oracles sibyllins dévoilée par les inscriptions des peintures des écoinçons du rond-point de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers (fin xie-début xiie siècle) : à propos d’un article récent

Les peintures murales de Notre-Dame-la-Grande, rendues visibles grâce à la technologie la plus récente, ont été parfaitement élucidées par Robert Favreau. Nous nous contentons d’y ajouter trois éléments : une série d’études sur l’élaboration de la tradition liturgique ayant comme origine le Sermon c...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ccm,
Autore principale: Kumaoka, Soline
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cahiers de civilisation médiévale 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les peintures murales de Notre-Dame-la-Grande, rendues visibles grâce à la technologie la plus récente, ont été parfaitement élucidées par Robert Favreau. Nous nous contentons d’y ajouter trois éléments : une série d’études sur l’élaboration de la tradition liturgique ayant comme origine le Sermon contre les Juifs de Quodvultdeus et les deux sources potentielles mentionnant les prophétesses-sibylles : la sibylle érythréenne, dont l’acrostiche était si connu, venant peut-être directement de l’œuvre d’Augustin ou plus probablement d’un des auteurs qui l’ont cité, par exemple Fréculf de Lisieux dans son Historia ; la sibylle tiburtine, avec l’oracle qui lui est attribué, un texte largement diffusé à partir du xiie siècle. Les traces de la transmission de ces deux textes en Poitou sont bien présentes dans la Chronique de Saint-Maixent, un recueil gigantesque de divers textes, constitué avant 1124, et une source capitale pour l’histoire philologique et codicologique du Poitou et des régions avoisinantes. La source directe de la clause prophétique de la sibylle tiburtine reste indéterminée. Nous pouvons seulement indiquer qu’elle est répandue à partir du xve siècle, dans des textes dont l’incipit est identique à celui de l’œuvre poitevine gravée trois siècles auparavant.