Notice d’un nouveau fragment de la Naissance du Chevalier au Cygne conservé à la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford
Le manuscrit fr. d. 18 de la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford est un recueil de pièces d’époques différentes qui contient quatre fragments en parchemin du xiiie et du xive siècle provenant de reliures. Nous avons ici choisi de décrire, d’analyser et de donner l’édition du plus long et mieux conservé...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Cahiers de civilisation médiévale
2021
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Le manuscrit fr. d. 18 de la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford est un recueil de pièces d’époques différentes qui contient quatre fragments en parchemin du xiiie et du xive siècle provenant de reliures. Nous avons ici choisi de décrire, d’analyser et de donner l’édition du plus long et mieux conservé de ces quatres fragments, qui transmet un passage de 166 vers de la Naissance du Chevalier au Cygne, chanson de geste en laisses d’alexandrins qui remonte à la fin du xiie ou au début du xiiie siècle. Ce poème, qui constitue la première branche du Cycle de la Croisade, refaçonne le conte folklorique des enfants-cygnes, indépendant à l’origine, et le rattache à la légende du chevalier au cygne Elias, l’ancêtre légendaire de la maison de Bouillon. On connaît trois rédactions de ce poème : Elioxe, dans laquelle le conte originaire est encore assez visible ; Beatrix, qui est la version la plus répandue, dans laquelle le récit folklorique a été remanié pour mieux s’inscrire dans le Cycle de la Croisade ; et une rédaction hybride, dite Elioxe-Beatrix, qui mélange les deux premières versions. Le texte de notre fragment est très proche de celui du ms. 3139 de la Bibliothèque de l’Arsenal de Paris (sigle G), qui contient la version Elioxe-Beatrix. La scripta et la versification du fragment d’Oxford montrent qu’il a été copié dans le domaine anglo-normand, mais que le scribe a dû reproduire assez fidèlement son modèle, du moment que les traits insulaires et les altérations métriques ne sont pas très nombreux. |
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