Civilisation médiévale et discontinuités rationnelles (Pensées théologiques et Pensée sauvage)

Certaines narrations médiévales, animées par « la pensée sauvage » expliquent le monde en s’appuyant sur un substrat mythique et folklorique étranger à la culture chrétienne de référence. Les rapports entre les notions de civilisation, de culture(s) et de rationalités éclaireront l’opposition entre...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ccm,
Autore principale: Vincensini, Jean-Jacques
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cahiers de civilisation médiévale 2021
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Certaines narrations médiévales, animées par « la pensée sauvage » expliquent le monde en s’appuyant sur un substrat mythique et folklorique étranger à la culture chrétienne de référence. Les rapports entre les notions de civilisation, de culture(s) et de rationalités éclaireront l’opposition entre le caractère « primitif » de cette culture folklorique et le « rationalisme » de la culture savante des clercs, aussi ecclésiastiques fussent-ils. Cette culture est loin de composer un ensemble cohérent. D’où les observations consacrées au « Choc de deux mentalités, naturalistes contre herméneutes ». Un exemple illustratif, le récit arthurien du xiiie siècle écrit en latin, la Narratio de Arthuro Rege Britanniae, montrera comment les fictions médiévales, riches de motifs merveilleux et soupçonnées de mensonges, posent et répondent à des questions profondes. Quel sens ce récit latin donne-t-il à la réussite de la quête du roi Arthur : découvrir le secret de l’esprit et du génie des femmes ?