Civilisation et romanesque aux xiie-xiiie siècles
L’articulation entre la notion de civilisation et le romanesque des xiie-xiiie siècles prend des contours plus nets lorsque l’on examine ce concept débattu à travers la spiritualité. Si les pratiques culturelles ne constituent pas des facteurs distinctifs entre les civilisations médiévales, qui sont...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers de civilisation médiévale
2021
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | L’articulation entre la notion de civilisation et le romanesque des xiie-xiiie siècles prend des contours plus nets lorsque l’on examine ce concept débattu à travers la spiritualité. Si les pratiques culturelles ne constituent pas des facteurs distinctifs entre les civilisations médiévales, qui sont toutes en dernière instance des civilisations de la guerre, la religion est en revanche une dimension qui permet de faire la différence entre les peuples, les régions et les chevaliers élus. Dans les romans du Graal, elle est profondément liée à l’univers citadin, le périple du calice se déroulant entre des villes qui sont autant de pôles spirituels. La conversion est par ailleurs un processus perçu comme civilisateur. Toutefois, ces romans introduisent un écart spécifique par rapport à l’esprit biblique dans la mesure où ils ne sont pas tournés vers le progrès collectif et vers le dénouement eschatologique : le Graal se retire du monde et seul le devenir intérieur et individuel marque le progrès spirituel, constituant également un principe électif. |
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