Lecture privée et lecture liturgique : Les changements d’usage du Commentaire de Beatus sur l’Apocalypse et l’origine de son édition posthume du xe siècle
L’un des aspects les moins étudiés des manuscrits de Beatus est la question de leur utilisation. On suppose généralement que le Commentaire de Beatus a été rédigé pour la lecture privée des moines, notamment sous la forme contemplative de la lectio divina. Ceci ne tient cependant pas compte du fait...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Cahiers de civilisation médiévale
2025
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | L’un des aspects les moins étudiés des manuscrits de Beatus est la question de leur utilisation. On suppose généralement que le Commentaire de Beatus a été rédigé pour la lecture privée des moines, notamment sous la forme contemplative de la lectio divina. Ceci ne tient cependant pas compte du fait qu’il faut faire la distinction entre les deux éditions originales du temps de Beatus (776, 784) et l’édition posthume du milieu du xe siècle. Conformément à une remarque bien connue de la préface du Commentaire Beatus, les manuscrits des deux premières éditions étaient en effet conçus pour la lecture privée des moines, notamment pour leur enseignement théologique et exégétique. En revanche, l’édition posthume du Beatus du xe siècle avait avant tout une fonction liturgique : ses manuscrits – tels que le Beatus Morgan, Gérone et Tábara – étaient destinés aux lectures nocturnes de l’office divin pendant la période de Pâques. Ceci est démontré par un nombre considérable d’analogies jusqu’ici inaperçues ainsi que par des preuves textuelles, codicologiques et picturales. La création de l’édition posthume, largement transformée et augmentée, n’a pas pour facteur décisif le « génie » d’un scribe-peintre éminent, que ce soit Maius/Magius ou Florentius, comme on le croit généralement, mais plutôt le changement fondamental de fonction que le commentaire de Beatus avait subi ! Ce changement a probablement été initié par l’influence croissante de la règle bénédictine dans le nord de l’Espagne au milieu du xe siècle, car celle-ci exigeait des lectures bibliques et patristiques lors de l’office divin, parmi lesquelles la lecture de l’Apocalypse pendant la période pascale. |
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