Aimon de Saragosse, les douze rois sarrasins et la belle captive. Quelques indices négligés sur la protohistoire de la chanson de geste (viiie-xie siècle)
À partir d’une proposition formulée en 1968 par Michel Rouche, l’article revient sur le problème difficile et débattu de la gestation de la matière épique en amont des premières versions écrites des chansons de geste qui nous sont parvenues. Le point de départ est un épisode, vraisemblablement histo...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cahiers de civilisation médiévale
2025
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | À partir d’une proposition formulée en 1968 par Michel Rouche, l’article revient sur le problème difficile et débattu de la gestation de la matière épique en amont des premières versions écrites des chansons de geste qui nous sont parvenues. Le point de départ est un épisode, vraisemblablement historique, relaté par la Chronique Mozarabe de 754 : le mariage entre le chef berbère Munuza de Cerdagne et une fille du duc Eudes d’Aquitaine, d’où émanent deux versions déjà profondément transformées à la fin du ixe siècle dans la Chronique d’Alphonse III et les Gestes des évêques d’Auxerre. Au sein de cette dernière œuvre apparaît un roi, Aimon de Saragosse, en partie dérivé de Munuza mais qui n’est pas sans rappeler à la fois d’autres figures historiques et des personnages ultérieurement développés dans la chanson de geste. Des motifs apparentés sont à nouveau attestés vers le milieu du xie siècle, en Bourgogne encore dans la Chronique de Saint-Bénigne de Dijon ainsi qu’en Piémont dans celle de Novalaise. Pour comprendre la diffusion de ces légendes, on avance deux explications complémentaires : la circulation des jongleurs et celle d’individus de haut rang, hommes d’Église et aristocrates. |
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