L’organisation de l’espace et la hiérarchie des villes dans le royaume latin de Jérusalem
Au xiie s., la population franque du royaume latin de Jérusalem vivait majoritairement près du littoral méditerranéen, se concentrant dans trois grandes villes : Acre, Tyr et Jérusalem. Cette opinion fait consensus au sein de la communauté des spécialistes de la géographie historique du royaume lati...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de civilisation médiévale
2022
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Au xiie s., la population franque du royaume latin de Jérusalem vivait majoritairement près du littoral méditerranéen, se concentrant dans trois grandes villes : Acre, Tyr et Jérusalem. Cette opinion fait consensus au sein de la communauté des spécialistes de la géographie historique du royaume latin de Jérusalem. Néanmoins, elle n’a jamais été sérieusement examinée et le fait qu’elle soit fondée sur des spéculations n’a jamais remis en cause sa crédibilité. Cet essai propose un paradigme alternatif fondé sur une nouvelle lecture de la liste des devoirs militaires inclus dans le livre de Jean d’Ibelin (xiiie s.). La population permanente vivait dans une douzaine de villes – au sein desquelles Jérusalem et Acre accueillaient plus de dix mille habitants, tandis que la population des autres villes ne comptait pas plus de cinq mille personnes. La plupart des Francs préféraient s’établir dans des villes de pèlerinage ou à proximité du chemin principal de pèlerinage. Ainsi, pendant le xiie s., Naplouse et, probablement, Tibériade ont été plus vastes et d’importance plus grande que Tyr. La distinction entre les devoirs militaires des villes et ceux des établissements ecclésiastiques reflète, selon cette interprétation, la différence dans l’origine du recrutement des sergents : les villes envoyaient à l’armée un certain pourcentage de leur population permanente, tandis que les établissements ecclésiastiques dépendaient surtout des pèlerins. |
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