Héraclius, l’Exaltation de la Croix et le Mont-Saint-Michel au xie s. Une lecture attentive du ms. 641 de la Pierpont Morgan Library à New York
Le sacramentaire du Mont-Saint-Michel, datant de 1060 et conservé à la Pierpont Morgan Library de New York (ms. 641), contient une enluminure d’une page représentant l’Exaltation de la Croix par l’empereur Héraclius (610-641). On pensait que l’empereur avait rendu la relique de la Croix à l’église d...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Cahiers de civilisation médiévale
2022
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Le sacramentaire du Mont-Saint-Michel, datant de 1060 et conservé à la Pierpont Morgan Library de New York (ms. 641), contient une enluminure d’une page représentant l’Exaltation de la Croix par l’empereur Héraclius (610-641). On pensait que l’empereur avait rendu la relique de la Croix à l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem après qu’elle fut dérobée par le souverain perse Chosroes II. Cette enluminure est la plus ancienne représentation connue de la Restitutio Crucis en Occident. Cet article tente de dénouer les relations complexes qui existaient entre l’iconographie et son contexte littéraire liturgique et dévotionnel. Je défends une interprétation symbolique du contenu de l’enluminure en tant que fusion entre la Jérusalem Céleste et la Jérusalem Terrestre. Cette fusion intervient au niveau de l’eschatologie apocalyptique et de la liturgie où la Croix est vénérée en tant que bannière et vexillum. Ceci me conduit à proposer une fonction exemplaire qui vise à élever la Jérusalem Céleste in spiritu humilitatis sous la protection de l’ange et sous le pouvoir symbolique de la Croix. |
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