Le lexique des circonscriptions et la qualification des territoires dans les œuvres savantes et les sources documentaires, en latin, langues romanes et arabe : quelques orientations méthodologiques
La réflexion proposée aux contributions de ce dossier part du concept de « co-spatialité » : au moins à partir du xe siècle, le lien social et l’autorité s’articulent de façon suffisamment complexe – avec une importance décisive, souvent sous-estimée par la focalisation sur les « grands territoires ...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers de civilisation médiévale
2025
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La réflexion proposée aux contributions de ce dossier part du concept de « co-spatialité » : au moins à partir du xe siècle, le lien social et l’autorité s’articulent de façon suffisamment complexe – avec une importance décisive, souvent sous-estimée par la focalisation sur les « grands territoires », des communautés locales – pour que les territoires servent de cadres à des actions différenciées, sans être parfaitement emboîtés. C’est probablement dans le domaine politique que l’autorité publique s’exerce de la façon la plus claire (malgré le maquis des droits féodaux), d’où notre intérêt pour les « circonscriptions » à valeur administrative. Mais cela n’exclut pas d’étudier la spatialisation d’autres pratiques sociales, en partie liées au pouvoir, comme la propriété du sol ou le culte religieux… Dans ce contexte de grande diversité et de coordination inachevée des acteurs et des actions, les mots désignant les unités territoriales, depuis la parcelle de terre jusqu’à la principauté monarchique, constituent l’entrée la plus évidente, au prix d’une contextualisation exigeante, à la fois linguistique et sociale. Les usages culturels des scribes seront particulièrement scrutés, en ayant toujours en arrière-plan – quand les sources le permettent – l’emploi des mots par les simples usagers, qui ne sont pas décideurs politiquement mais dont les pratiques langagières s’imposent, en dernière instance. |
|---|