Porneia. Quelques considérations sur la représentation du péché de chair dans l’art byzantin
La représentation du péché de chair dans l’art byzantin, où un ou plusieurs serpents attaquent les organes génitaux féminins, a probablement fait son apparition dès le xe s. en tant qu’élément de la représentation des pécheurs dans la scène du Jugement dernier. Sous l’influence de sources visuelles...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de civilisation médiévale
2023
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La représentation du péché de chair dans l’art byzantin, où un ou plusieurs serpents attaquent les organes génitaux féminins, a probablement fait son apparition dès le xe s. en tant qu’élément de la représentation des pécheurs dans la scène du Jugement dernier. Sous l’influence de sources visuelles diverses accumulées au cours des siècles, il s’est plus probablement cristallisé à Constantinople. Ce motif, n’existant pas, pour autant que nous le sachions, dans la capitale, s’étend à différentes régions : la Cappadoce, la Syrie, la Serbie et la Grèce. Son invention peut également trouver son origine dans la pensée populaire et théologique communément acceptée associant le péché de chair Porneia (la Luxure) à une image féminine liée à des serpents. Cette idée, bien que traduite visuellement par des images semblables – des serpents mordant les organes génitaux d’une femme – présente dans les exemples discutés un caractère abstrait. Il s’agissait plus probablement d’un miroir moralisateur en image destinée aux fidèles, pour la plupart des commanditaires royaux, aristocratiques ou monastiques. |
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