Aux origines de l’aura de Pétrarque : La femme blonde chez Chrétien de Troyes et Arnaut Daniel (avec une note sur Arnaut c’amas l’aura)

C’est de Soredamors, nom d’un personnage féminin du Cligès de Chrétien de Troyes, qu’Arnaut Daniel s’est probablement inspiré pour créer, notamment dans sa chanson Ab nou so coinde e leri, son réseau phonétique et symbolique axé sur le segment (-)aura. Par ailleurs, l’équivalence entre sore et saura...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/ccm,
প্রধান লেখক: Perugi, Maurizio
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Cahiers de civilisation médiévale 2023
বিষয়গুলি:
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সংক্ষিপ্ত:C’est de Soredamors, nom d’un personnage féminin du Cligès de Chrétien de Troyes, qu’Arnaut Daniel s’est probablement inspiré pour créer, notamment dans sa chanson Ab nou so coinde e leri, son réseau phonétique et symbolique axé sur le segment (-)aura. Par ailleurs, l’équivalence entre sore et saura se situe au cœur d’un mythe littéraire dans la littérature occidentale, celui de la femme blonde : bien représenté chez les élégiaques latins (dont notamment Ovide), ce type féminin est tout aussi fréquent dans la poésie médiolatine que dans les romances en langue d’oïl. La rime en -aura offre à Arnaut le moyen d’associer ce mythe, dont se nourrit la préhistoire de Laura chez Pétrarque, au célèbre motif de l’aura, que Bernart de Ventadorn a intégré le premier à la lyrique en langue d’oc. La partie finale de l’article est consacrée à une précision et à une rétractation : daurar comme terme rhétorique remonte à l’École de Chartres (Bernard Silvestre et Robert Partes) ; amassar l’aura, qu’on lit dans l’envoi de la chanson d’Arnaut déjà mentionnée, signifie non pas « embrasser de l’air », mais plutôt « récolter la tempête ».