Au-delà de l’archéologie, de l’histoire des textes et de l’histoire de l’art. Les discours des « monuments » de la cathédrale de Maguelone du xiie au xive siècle

Les récits historiographiques de l’évêché de Maguelone (Hérault, France), soit la Vieille chronique du milieu du xiie s. et le Catalogue des évêques composé par Arnaud de Verdale vers 1350, contiennent de nombreuses mentions relatives à la construction de la cathédrale. Elles ont été souvent utilisé...

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Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/ccm,
Huvudupphovsman: Méhu, Didier
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Cahiers de civilisation médiévale 2025
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Les récits historiographiques de l’évêché de Maguelone (Hérault, France), soit la Vieille chronique du milieu du xiie s. et le Catalogue des évêques composé par Arnaud de Verdale vers 1350, contiennent de nombreuses mentions relatives à la construction de la cathédrale. Elles ont été souvent utilisées pour dater la construction de l’édifice jusqu’aux analyses d’archéologie du bâti menées récemment par Alexandrine Legrand-Garnotel. Or, il existe des discordances importantes entre les résultats des analyses archéologiques et les données révélées par les chroniques. Intrigué par ces discordances, il a paru utile de les relire dans leur ensemble, non pour en donner une lecture instrumentaliste destinée à éclairer la recherche archéologique, mais pour tenter de saisir la structure de ces discours et la logique des mentions relatives à la construction. Cette démarche s’est accompagnée d’une nouvelle lecture des sculptures de la façade occidentale de la cathédrale, car celles-ci procèdent, comme les récits historiographiques, d’un agencement de pièces de différentes époques témoignant de l’histoire de la cathédrale et de sa place dans l’Église universelle. Au-delà de cette étude de cas, il s’agit de proposer quelques réflexions pour dépasser l’utilisation finaliste des « textes » et des « images » par les historiens, historiens de l’art et archéologues, au profit d’une analyse articulée des discours visuels, écrits, monumentaux et figurés des œuvres médiévales.