Marcabru et la chanson de croisade : d’un centre à l’autre
La chanson de croisade apparaît à la confluence de deux mouvements internationaux qui conduisent à repenser l’opposition entre sai et lai, géographie familière de l’amant et de la dame dans les cansos. L’étude intertextuelle de trois chansons de croisade – Pax in nomine et A la fontana du troubadour...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers de civilisation médiévale
2025
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La chanson de croisade apparaît à la confluence de deux mouvements internationaux qui conduisent à repenser l’opposition entre sai et lai, géographie familière de l’amant et de la dame dans les cansos. L’étude intertextuelle de trois chansons de croisade – Pax in nomine et A la fontana du troubadour Marcabru, Chanterai por mon corage attribuée au trouvère Guiot de Dijon – explore les concepts mouvants d’ici et là en tant que centre et diaspora, tels qu’ils transparaissent dans l’espace, le temps, la langue, la tradition manuscrite, les genres lyriques et les points de vue masculin et féminin. Établies sur la hiérarchie des valeurs chrétiennes et sur une succession de renversements de perspective, les voix de Marcabru déplacent et multiplient les centres, mais conservent leur éloignement de la diaspora, marquant ainsi la différence entre unité et exil. À la fois rappel et révision de l’image de la femme fidèle de la pseudo-pastorela de Marcabru, la voix féminine de Chanterai, bien que séparée de son amant parti en croisade, reste unie à celui-ci, dont elle rapproche l’ailleurs, mêlé au cœur terrestre de sa chanson. |
|---|