L’abbatiale romane Saint-Pierre de Mozac et l’héritage de l’Antiquité. Un projet monumental au service des prétentions d’une communauté monastique
À partir du ixe siècle, date à laquelle l’abbaye reçoit les reliques de saint Austremoine, les sources écrites, aussi bien hagiographiques que diplomatiques, témoignent d’une volonté constante de la part des moines de rehausser le prestige de leur monastère. Tandis que dans plusieurs récits ils reve...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Cahiers de civilisation médiévale
2012
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | À partir du ixe siècle, date à laquelle l’abbaye reçoit les reliques de saint Austremoine, les sources écrites, aussi bien hagiographiques que diplomatiques, témoignent d’une volonté constante de la part des moines de rehausser le prestige de leur monastère. Tandis que dans plusieurs récits ils revendiquent le titre « d’abbaye royale » et font de Pépin le Bref le protecteur de leur établissement au viiie siècle, dans d’autres textes ils exaltent l’ancienneté de leur monastère, qu’ils prétendent avoir été fondé par un descendant de l’aristocratie romaine. En parallèle, l’abbatiale se caractérise par des références à l’Antiquité beaucoup plus fortes qu’ailleurs dans le diocèse, à travers les formes architecturales, la surabondance de thèmes figurés antiquisants dans la sculpture, mais aussi par la quantité étonnante de remplois gallo-romains monumentaux dans ses murs. Si des rapprochements ont été faits entre les remplois et les protecteurs légendaires de l’abbaye, les textes relatifs à saint Austremoine ainsi que les données archéologiques doivent aussi être pris en compte. Ainsi l’étude renouvelée à la fois du contexte historique et du bâti de l’abbatiale révèle l’existence de plusieurs campagnes de remploi de matériaux antiques mais aussi de conservation de parties anciennes, chacune répondant à des motivations et à des prétentions différentes parfois liées aux faits marquants de l’histoire de l’abbaye. Au-delà des remplois, le programme iconographique sculpté, mais aussi l’édification de la crypte et du chevet à déambulatoire et chapelles rayonnantes, participent d’une même dynamique générale montrant l’élaboration de véritables programmes symboliques destinés à prolonger dans la pierre les discours écrits et les prétentions de la communauté. |
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