Le deuxième parjure de Harold
La scène 15 de la broderie de Bayeux se situe entre les palabres au château de Rouen et l’expédition de Bretagne, et montre un clerc et une jeune fille désignée comme Aelfgyva. Cet article vise à appuyer la proposition de David Hill de reconnaître en cette personne : Adelide, fille de Guillaume, alo...
Сохранить в:
| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
|---|---|
| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Cahiers de civilisation médiévale
2021
|
| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | La scène 15 de la broderie de Bayeux se situe entre les palabres au château de Rouen et l’expédition de Bretagne, et montre un clerc et une jeune fille désignée comme Aelfgyva. Cet article vise à appuyer la proposition de David Hill de reconnaître en cette personne : Adelide, fille de Guillaume, alors promise à Harold. L’argument invoqué par D. Hill est que le nom anglo-saxon de la fiancée viendrait rappeler celui qu’avait reçu Emma de Normandie lors de son mariage avec Aethelred II, mariage qui plus tard fondera les prétentions de Guillaume au trône anglais. La binomie aristocratique normanno-anglaise n’est pas le produit d’une acculturation, mais une proclamation politique. Sur cette scène de la broderie on a concentré les signes d’un engagement fort : escamotage du nom originel de la fiancée, geste du clerc arrangeant le voile ou infligeant une gifle mnémotechnique. En note complémentaire, on propose d’expliquer l’inclusion dans la broderie de trois vassaux subalternes d’Odon par le rôle qu’ils auraient pu jouer à Canterbury auprès des brodeuses comme informateurs directs. |
|---|