L’Historia Compostellana : l’évêque en action au miroir des lettres (premier quart du xiie siècle)
Dans la partie de l’Historia Compostellana relatant l’action épiscopale de Diego Gelmírez (m. v. 1140) de son vivant, l’insertion des lettres est massive. Elle est minutieusement étudiée en distinguant les mentions des citations, en dressant une typologie de ces dernières et, enfin, en les comparant...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
|---|---|
| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de civilisation médiévale
2021
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans la partie de l’Historia Compostellana relatant l’action épiscopale de Diego Gelmírez (m. v. 1140) de son vivant, l’insertion des lettres est massive. Elle est minutieusement étudiée en distinguant les mentions des citations, en dressant une typologie de ces dernières et, enfin, en les comparant avec celles des chartes et des diplômes. Il en ressort que les auteurs de l’Historia visent à distinguer leur récit de la fabula avec les lettres comme avec les chartes, par la valeur probatoire et mémorielle de l’ensemble de ces documents. Cette démarche est assez commune dans la production historiographique médiévale. De façon plus singulière, cependant, les auteurs utilisent aussi les lettres non seulement pour accentuer l’effet de réel dans leur récit, mais aussi pour offrir aux clercs ibériques un outil de travail, d’action administrative et même de gouvernement. Ils mettent ainsi en scène l’importance qu’il y a pour les évêques ibériques à maîtriser les relations épistolaires dans une Église profondément réformée et, désormais, romaine. |
|---|