Simon de Montfort, les cisterciens et les écoles : le contexte intellectuel d’un seigneur croisé (1187-1218)
La carrière de Simon de Montfort, chef de la croisade albigeoise de 1209 à 1218, offre un éclairage rare sur la réponse laïque aux ordonnances et aux critiques cléricales concernant la seigneurie temporelle. Grâce à l’étude de traités scolastiques, de sources narratives et de documents constitutionn...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ccm, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cahiers de civilisation médiévale
2021
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La carrière de Simon de Montfort, chef de la croisade albigeoise de 1209 à 1218, offre un éclairage rare sur la réponse laïque aux ordonnances et aux critiques cléricales concernant la seigneurie temporelle. Grâce à l’étude de traités scolastiques, de sources narratives et de documents constitutionnels, cet article met en évidence les relations entre Simon et les intellectuels contemporains qui prônent une réforme chrétienne, et leur impact sur ses actions durant la quatrième croisade (1199-1203) et la croisade contre les albigeois. L’attachement de Simon, à travers les cisterciens, aux écoles parisiennes a une grande influence non seulement sur son vœu de croisade, mais aussi sur sa mise en œuvre du pouvoir. Cependant, Simon ignore et contredit également l’enseignement des écoles sur des sujets aussi importants que les mercenaires et l’usure. Cet article démontre ainsi comment les seigneurs croisés peuvent adopter les préceptes de la théologie pratique tels qu’énoncés par les intellectuels de leur temps, tout en dessinant les limites que même les laïcs qui y sont favorables entendent appliquer à leurs politiques « réformées ». |
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