The ancient stones of Cyprus and the construction of the Suez Canal
L’absence de blocs architecturaux dans les monuments chypriotes antiques a fait naître la légende selon laquelle les Britanniques auraient enlevé ces pierres pour les utiliser dans le canal de Suez, une histoire diffusée sur les sites web, dans la littérature touristique, dans les notes d’études aca...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/cchyp, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Anglais |
| 出版事項: |
Cahiers du Centre d’Études Chypriotes
2022
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L’absence de blocs architecturaux dans les monuments chypriotes antiques a fait naître la légende selon laquelle les Britanniques auraient enlevé ces pierres pour les utiliser dans le canal de Suez, une histoire diffusée sur les sites web, dans la littérature touristique, dans les notes d’études académiques et dans des archives. Cet article fait ressortir les fondements de cette légende à partir de différentes approches : des recherches d’archives à Chypre et en France, des visites de sites à Chypre et en Égypte, des entretiens personnels et des investigations dans la bibliographie archéologique chypriote et celle de l’histoire de l’art. Autant qu’on le sache, il n’y a aucune preuve directe de la présence de pierres chypriotes dans le canal de Suez ou dans les structures qui lui sont associées, malgré les nombreux témoignages qui s’y rapportent. Le pillage des pierres et leur exportation depuis Chypre, aussi honteux qu’il soit, est curieusement mis en évidence dans les traditions chypriotes, ce qui aide à mieux faire comprendre le phénomène du remploi des pierres. Prenant en compte la chronologie et les besoins matériels du projet du canal de Suez en regard de la rareté des ressources locales en pierres, cette étude montre l’ampleur des exportations de pierres, en général dirigées vers Port‑Saïd, à la fin de l’époque ottomane et durant la période coloniale britannique, et examine la nature de ces transferts depuis Chypre, ainsi que leurs agents, les raisons qui les sous-tendent, et les efforts pour stopper et réguler ce commerce. La rivalité entre ceux qui cherchent à protéger les monuments chypriotes et ceux qui les utilisent comme carrières met en évidence différents points de vue sur la valeur des pierres, sur la notion d’héritage et d’identité, et sur la manière dont elle a changé avec le temps. |
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