Quelles sont les conditions historiques de la fabrique de la mémoire ?
L’étude de la mémoire de la guerre civile et de la répression franquiste doit s’efforcer de distinguer ce qui relève d’une démarche de connaissance, l’histoire, de ce qui relève d’une démarche mémorielle, une distinction que l’usage de l’expression « récupération de la mémoire historique », si popul...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/ccec, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Cahiers de civilisation espagnole contemporaine (de 1808 au temps présent)
2020
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | L’étude de la mémoire de la guerre civile et de la répression franquiste doit s’efforcer de distinguer ce qui relève d’une démarche de connaissance, l’histoire, de ce qui relève d’une démarche mémorielle, une distinction que l’usage de l’expression « récupération de la mémoire historique », si populaire en Espagne, tend à brouiller. Par conséquent, la logique des questions mémorielles conduit à se pencher sur les conditions historiques de production du récit mémoriel, tiraillé entre deux conceptions de la mémoire difficiles à concilier. À cet égard, le statut des auteurs doit retenir l’attention, entre témoin et enquêteur. Une ébauche de chronologie de l’histoire des mémoires en Espagne permet alors de mieux situer les auteurs par rapport au contexte de production. Il est particulièrement intéressant de comprendre les logiques militantes qui ont présidé à la production mémorielle depuis les années 2000, alors que l’Espagne rentrait dans une ère hypermnésique. |
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