Du Finis Hispaniae à l’Espagne du Plus Ultra, l’hispano-américanisme comme instrument de régénération nationale

Apparu au moment de l’effondrement de l’empire ultramarin espagnol, symbolisé par le Finis Hispaniae lancé en 1895 par Chamberlain, le courant hispano-américaniste surgit au sein du régénérationnisme comme l’un des discours les plus cohérents pour moderniser l’Espagne en l’ouvrant à l’Amérique tout...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ccec,
Autor Principal: Marcilhacy, David
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Cahiers de civilisation espagnole contemporaine (de 1808 au temps présent) 2017
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Apparu au moment de l’effondrement de l’empire ultramarin espagnol, symbolisé par le Finis Hispaniae lancé en 1895 par Chamberlain, le courant hispano-américaniste surgit au sein du régénérationnisme comme l’un des discours les plus cohérents pour moderniser l’Espagne en l’ouvrant à l’Amérique tout en renouant avec un discours valorisant sur son passé et son identité collective. Entre le programme réformiste ouvertement libéral et pragmatique porté dès l’orée du siècle par Rafael Altamira et les manifestations de l’américanisme officiel qui s’impose sous la dictature de Primo de Rivera – symbolisées par le vol transatlantique de l’hydravion Plus Ultra ou par l’Exposition Ibéro-américaine –, la trajectoire de l’américanisme espagnol reflète les ambigüités d’une nation en quête de reconnaissance internationale et déchirée par un impossible consensus sur les voies de sa modernisation.