Liminarités, fissures et réécritures : un événement à la frontière entre le nord du Portugal et la Galice

La zone frontalière entre le Portugal et l’Espagne a longtemps souffert de l’attraction suscitée par les centres : Lisbonne et Madrid. Dans le même temps, elle constituait une zone où se réfugier, un lieu où tisser des liens ; elle était un recours de plus pour sauver sa vie ou la gagner. L’histoire...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/ccec,
Egile nagusia: Godinho, Paula
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Cahiers de civilisation espagnole contemporaine (de 1808 au temps présent) 2017
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La zone frontalière entre le Portugal et l’Espagne a longtemps souffert de l’attraction suscitée par les centres : Lisbonne et Madrid. Dans le même temps, elle constituait une zone où se réfugier, un lieu où tisser des liens ; elle était un recours de plus pour sauver sa vie ou la gagner. L’histoire, la langue et les sociabilités locales mettent en lumière une réalité déployée dans le temps à travers la coexistence de populations locales, qui alternaient entre querelle et coopération par-delà ou à l’encontre des normes et des juridictions des États. La frontière est aussi un espace liminaire qui compte ses propres bassesses. Dans ce texte, j’interroge un événement qui s’est déroulé à la frontière entre le nord du Portugal et la Galice. La liminarité, dans le temps et l’espace, permet de questionner les politiques de la mémoire des dictatures ibériques et les régimes de l’historicité. Dans le cas étudié, le fait survient dans un village frontalier, dix ans après l’Alzamiento : Cambedo da Raia est encerclé et atteint par plusieurs mortiers, des personnes sont tuées, un homme se suicide, plusieurs autres personnes sont arrêtées et certaines, parmi ces dernières, sont envoyées dans le sombre camp de concentration de Tarrafal. L’information sur ces événements a été étouffée et dénaturée par la censure portugaise.