Madrid selon Basilio Martín Patino : le charme discret de l’imperfection
Le film de Basilio Martín Patino tourné en 1985 est une œuvre polymorphe qui relève à la fois du genre fictionnel et du documentaire, d’où la difficulté que l'on éprouve quant à son interprétation. On peut la résumer ainsi : à l’occasion du 50eanniversaire du déclenchement de la Guerre Civile e...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ccec, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cahiers de civilisation espagnole contemporaine (de 1808 au temps présent)
2014
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le film de Basilio Martín Patino tourné en 1985 est une œuvre polymorphe qui relève à la fois du genre fictionnel et du documentaire, d’où la difficulté que l'on éprouve quant à son interprétation. On peut la résumer ainsi : à l’occasion du 50eanniversaire du déclenchement de la Guerre Civile espagnole, une maison de production allemande envoie à Madrid un documentariste pour y tourner un documentaire sur le Madrid de la Guerre Civile. Mais Hans sera prompt à donner à son travail un contenu empathique qui très vite ne sera pas du goût de la déléguée de la maison de production, ce qui entraînera la rupture du contrat et une grande frustration quant à l’échec de cette entreprise artistique. À travers la réflexion que le cinéaste propose sur l’Histoire – ici les années de la République, de la Guerre Civile et du premier Franquisme – et des relations parfois conflictuelles entre Histoire et mémoire, le film Madrid est un hymne à la capitale espagnole. Alors que d’aucuns pensent que Madrid a toujours manqué d’une conception globale de son espace urbain et de son architecture, comme le lui rétorque avec sévérité le personnage de l’intellectuel (en fait le philosophe Carlos París) qui discute avec Hans sur le toit d’un gratte-ciel, le cinéaste allemand est à ce point épris de la capitale qu’il ne voit que charmes et sortilèges là où d’autres voient un chaos urbain, une absence d’harmonie et de cohérence architecturale. Ainsi Martín Patino offre-t-il au spectateur une vision amoureuse et mythique d’un Madrid profondément fidèle à sa culture, à son art populaire et à sa tradition de lutte pour la liberté. |
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