¿Qué queda del como si no paulino? Presentismo, barroco y domesticidad posfranquista

Cet article part d’une insatisfaction dans la compréhension du temps dans le présentisme, quand le concept voyage d’une langue à l’autre. Dans l’Espagne post-franquiste, il rencontre un espace conceptuel et institutionnel où la catégorie ne parle pas d’un présent qui ne passe pas mais s’installe dan...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/ccec,
Prif Awdur: Chamouleau, Brice
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Espagnol
Cyhoeddwyd: Cahiers de civilisation espagnole contemporaine (de 1808 au temps présent) 2025
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Cet article part d’une insatisfaction dans la compréhension du temps dans le présentisme, quand le concept voyage d’une langue à l’autre. Dans l’Espagne post-franquiste, il rencontre un espace conceptuel et institutionnel où la catégorie ne parle pas d’un présent qui ne passe pas mais s’installe dans un montage institutionnel chrétien, où le changement social n’est pas placé dans une chronologie linéaire dans l’attente de la catastrophe, déclinaison d’une histoire globalisée du capitalisme, mais dans le temps structural de la révélation scénographiée de la communauté chrétienne à elle-même. Cette scénographie fait intervenir une modalité discursive et baroque qui ordonne le rapport messianique au temps – la décoïncidence du « comme ne pas » paulinien –, signalant une topographie énonciative qui impolitise la politique, qui l’inscrit dans une domesticité héritée du franquisme. La matière théologique qui agit ici fournit un sous-texte à la clôture du temps, tout en permettant d’en apprécier différemment la qualité : le cas espagnol pourrait bien ne rendre que plus manifeste une procédure transversale à l’Europe occidentale d’institution du rapport politique au temps ; il se singularise pourtant par le contexte post-dictatorial, où la clôture du temps se tient sur un récit familialiste et sur les violences d’une des plus longues dictatures ouest-européennes du XXe siècle.