Colonialité intérieure : le temps messianique de la traslatio imperi franquiste
Cet article propose une perspective d’étude sur la « colonialité intérieure » du régime franquiste, c’est-à-dire sur le reversement des pratiques de gouvernement coloniales sur les populations métropolitaines à partir du coup d’État de 1936. Il discute, en les acceptant, deux grandes lignes d’interp...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/ccec, |
|---|---|
| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers de civilisation espagnole contemporaine (de 1808 au temps présent)
2022
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article propose une perspective d’étude sur la « colonialité intérieure » du régime franquiste, c’est-à-dire sur le reversement des pratiques de gouvernement coloniales sur les populations métropolitaines à partir du coup d’État de 1936. Il discute, en les acceptant, deux grandes lignes d’interprétation, l’ontologisation coloniale des figures de l’altérité idéologique par le franquisme et les interprétations post-coloniales de la Transition post-franquiste, qui n’incorporent pas le fait que le régime franquiste s’empare des langages de l’autodétermination des colonies dans le contexte onusien et atlantiste. À partir des usages théologiques et juridiques de Saint Paul par Francisco de Vitoria et de leur retour dans l’Espagne des années 1940-1960, le texte propose de résorber cette césure en situant la colonialité intérieure dans les procédures messianiques d’avènement de la « société civile » sous la dictature. |
|---|