« On s’engueule, on s’étripe, c’est formidable ! » Des enfants gâtés (1977) : dissonances, passions et frictions créatives entre Bertrand Tavernier, Charlotte Dubreuil et Christine Pascal
Cet article interroge la création collective, aussi passionnelle que conflictuelle, du film Des enfants gâtés (1977), dont le scénario et les enjeux, notamment de genre (gender), sont nés de la collaboration autant que des frictions entre Bertrand Tavernier, sa co-scénariste Charlotte Dubreuil et l’...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/ccc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Création collective au cinéma
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article interroge la création collective, aussi passionnelle que conflictuelle, du film Des enfants gâtés (1977), dont le scénario et les enjeux, notamment de genre (gender), sont nés de la collaboration autant que des frictions entre Bertrand Tavernier, sa co-scénariste Charlotte Dubreuil et l’actrice principale Christine Pascal. Le cinéaste a décidé en effet pour son quatrième long métrage de travailler pour la première fois avec des femmes scénaristes aux personnalités contrastées voire opposées, afin de concevoir un scénario original lui-même traversé par la notion de conflit : situé dans un grand ensemble, le récit explore les rapports sentimentaux, intimes et politiques entre Bernard Rougerie (Michel Piccoli), cinéaste quadragénaire bourgeois, et Anne Torrini (Christine Pascal), jeune femme de classe moyenne au tempérament révolté, chômeuse d’une vingtaine d’années à la tête d’un comité de défense des locataires. Dans une perspective mêlant l’histoire culturelle et les gender studies, fondée sur une variété de sources et d’archives, il s’agira d’analyser les formes, les implications et les réceptions de l’intrication de passions et de tensions créatives au cœur des Enfants gâtés, au regard des représentations genrées véhiculées par le film comme du point de vue exprimé par les trois co-scénaristes, concernant leur association parfois tumultueuse et son résultat à l’écran. |
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