Retour sur un conflit : les costumes d’Yves Saint Laurent comme stratégie d’émancipation de Catherine Deneuve sur le tournage de Belle de Jour (Luis Buñuel, 1966)

À partir du milieu des années 1960, un partenariat artistique fécond réunit Catherine Deneuve et Yves Saint Laurent autour de la création de costumes pour le cinéma. Cet article s’intéresse ainsi à la naissance de ce réseau de coopération dans ses façons de faire dialoguer la création de costumes po...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/ccc,
מחבר ראשי: Jaehnert, Guillaume
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Création collective au cinéma 2025
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:À partir du milieu des années 1960, un partenariat artistique fécond réunit Catherine Deneuve et Yves Saint Laurent autour de la création de costumes pour le cinéma. Cet article s’intéresse ainsi à la naissance de ce réseau de coopération dans ses façons de faire dialoguer la création de costumes pour l’écran avec les défilés civils du couturier. On mesure l’importance de l’association de l’actrice et du couturier à la lumière de leur travail commun sur un film, Belle de Jour (Luis Buñuel, 1966), dont le tournage s’est avéré particulièrement conflictuel. Au milieu des tensions entre l’actrice et le réalisateur, le couturier semble ainsi faire figure de médiateur. Belle de Jour fait ainsi cohabiter plusieurs versions du rôle tenu par Deneuve, dont les créations d’Yves Saint Laurent proposent une habile synthèse qui convient à l’actrice et au réalisateur. Sans minimiser l’importance des équipes HMC (habillage, maquillage, coiffure) sur le plateau, cet article entend restituer le pouvoir saisi par Deneuve lorsqu’elle impose son couturier comme condition importante de sa participation au film et bouleverse ainsi les rapports de genre et de hiérarchie sur le plateau.