L’hétérotope Du « film guérilla »
En France, le terme de « film guérilla » désigne des fictions autoproduites et non agréées par le Centre national du cinéma et de l’image animée. Les « films guérilla » se caractériseraient donc par l’articulation entre une forme d’indépendance économique et un positionnement marginal sur le marché...
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Création collective au cinéma
2025
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openedition-oai:revues.org:ccc_779 https://doi.org/10.4000/14ekk urn:doi:10.4000/14ekk fr https://journals.openedition.org/ccc/779 2025-07-22T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/14ekk https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ L’hétérotope Du « film guérilla » Création collective au cinéma Université Paris VIII info:eu-repo/semantics/reference/issn/2780-0288 URI:https://journals.openedition.org/ccc Mrabet, Emna Sorin, Cécile Do It Yourself film guérilla hétérotopie autoproduction Do It Yourself guerilla film heterotopia self-production En France, le terme de « film guérilla » désigne des fictions autoproduites et non agréées par le Centre national du cinéma et de l’image animée. Les « films guérilla » se caractériseraient donc par l’articulation entre une forme d’indépendance économique et un positionnement marginal sur le marché du film.En se saisissant de la notion d’hétérotopie telle que développée par Michel Foucault et en s’appuyant principalement sur trois cas – Donoma de Djinn Carrénard , Rengaine de Rachid Djaïdani (2012) et Brooklyn de Pascal Tessaud (2015) – cet article révèle la manière dont ces films mobilisent de nouvelles modalité créatives et collaboratives basées sur une économie de la débrouille. Il donne ainsi à voir les fonctionnements collectifs à l’œuvre dans le processus de fabrication de ces films, ainsi que les temporalités longues nécessaires à leur élaboration rendues possibles par l’absence de pression économique. In France, the term « guerilla film » designates self-produced fictions that were not approved by the French National Center of Film and Moving Images. “Guerilla films” are therefore characterized by the articulation between a form of economic independence and a marginal position in the film market. Applying Michel Foucault’s notion of heterotopia to three films – Donoma (2011) by Djinn Carrénard, Rengaine (2012) by Rachid Djaïdani and Brooklyn (2015) by Pascal Tessaud - this article shows how these works represent urban and social margins while revealing new creative and collaborative methods based on a débrouille economy. This article also sheds light on the collective aspects of these films’ production processes, as well as the long time frames necessary for their production, which is made possible by the absence of economic pressure. |
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En France, le terme de « film guérilla » désigne des fictions autoproduites et non agréées par le Centre national du cinéma et de l’image animée. Les « films guérilla » se caractériseraient donc par l’articulation entre une forme d’indépendance économique et un positionnement marginal sur le marché du film.En se saisissant de la notion d’hétérotopie telle que développée par Michel Foucault et en s’appuyant principalement sur trois cas – Donoma de Djinn Carrénard , Rengaine de Rachid Djaïdani (2012) et Brooklyn de Pascal Tessaud (2015) – cet article révèle la manière dont ces films mobilisent de nouvelles modalité créatives et collaboratives basées sur une économie de la débrouille. Il donne ainsi à voir les fonctionnements collectifs à l’œuvre dans le processus de fabrication de ces films, ainsi que les temporalités longues nécessaires à leur élaboration rendues possibles par l’absence de pression économique. |
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