Poursuivre Le Moindre geste. Outil et trace d’une tentative menée collectivement
Cet article étudie le film Le Moindre geste (Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel, 1971) et son processus de création. Organisé autour de son acteur/personnage principal, Yves, un jeune homme considéré comme « débile profond » par les experts et confié à Fernand Deligny à la fin des an...
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| Taal: | Français |
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Création collective au cinéma
2025
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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openedition-oai:revues.org:ccc_738 https://doi.org/10.4000/14ekg urn:doi:10.4000/14ekg fr https://journals.openedition.org/ccc/738 2025-07-22T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/14ekg https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ Poursuivre Le Moindre geste. Outil et trace d’une tentative menée collectivement Création collective au cinéma Université Paris VIII info:eu-repo/semantics/reference/issn/2780-0288 URI:https://journals.openedition.org/ccc Privat, Stéphane Fernand Deligny discontinuités créatives intentionnalité Fernand Deligny creative discontinuities intentionality Cet article étudie le film Le Moindre geste (Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel, 1971) et son processus de création. Organisé autour de son acteur/personnage principal, Yves, un jeune homme considéré comme « débile profond » par les experts et confié à Fernand Deligny à la fin des années 1950, le tournage du Moindre geste s’inscrit dans le temps quotidien d’un groupe éducatif installé dans les Cévennes. Cinq ans après l’arrêt du tournage, les bobines sont confiées à Jean-Pierre Daniel qui se charge du montage avec le soutien de la coopérative SLON. En dépit d’un processus de création discontinu, marqué par une longue période d’interruption, le film projeté au festival de Cannes en 1971 apparaît comme une réponse collective à un problème commun : faire surgir la présence d’Yves à l’écran. Cette étude, qui s’appuie sur un matériau d’archives cinématographiques constitué par Jean-Pierre Daniel, propose d’appréhender le film par ses procédés de création plus que par son analyse intrinsèque. Il s’agit d’envisager autrement la collaboration et la division des tâches dans le travail cinématographique, en abordant le film comme un objet en mouvement (dans des situations et des temporalités différentes) qui semble toujours se soustraire à l’ordre du discours. Du film en tournage au film sur l’écran, en passant par le film au montage, l’étude porte sur les rencontres successives avec le médium et trace les contours d’un collectif qui se saisit et se ressaisit dans le sillage du film. Il s’agit également d’interroger la dimension politique de ce travail collectif à travers le problème de la représentation filmique et de sa clôture. This paper studies the film Le Moindre geste (Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel, 1971) and its creative process. Focused on its main actor/character, Yves, a young man considered to be “deeply retarded” by experts and entrusted to Fernand Deligny at the end of the 1950s, the shooting of Le Moindre geste revolves around the daily life of an educational group based in the Cévennes. Five years after the filming was finished, Jean-Pierre Daniel took charge of the editing with the support of the SLON cooperative. Despite a discontinuous creative process, the film was featured at the Cannes Film Festival in 1971 and appeared as a collective response to a common problem: how to present Yves on the big screen. This study, which is based on cinematographic archive material compiled by Jean-Pierre Daniel, offers an understanding of the film through its creative processes rather than through its intrinsic analysis. The collaborative nature allows us to make alternative interpretations of how creative tasks are split up, and ultimately view the film as a shifting object that seems to incessantly evade the order of discourse. More specifically, the study focuses on the successive encounters with the medium and draws the outline of a collective that seizes and re-seizes itself in the wake of the film. Furthermore, this paper questions the political dimension of this collective work through the problem of filmic representation and its closure. |
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Fernand Deligny discontinuités créatives intentionnalité Fernand Deligny creative discontinuities intentionality Privat, Stéphane Poursuivre Le Moindre geste. Outil et trace d’une tentative menée collectivement |
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Cet article étudie le film Le Moindre geste (Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel, 1971) et son processus de création. Organisé autour de son acteur/personnage principal, Yves, un jeune homme considéré comme « débile profond » par les experts et confié à Fernand Deligny à la fin des années 1950, le tournage du Moindre geste s’inscrit dans le temps quotidien d’un groupe éducatif installé dans les Cévennes. Cinq ans après l’arrêt du tournage, les bobines sont confiées à Jean-Pierre Daniel qui se charge du montage avec le soutien de la coopérative SLON. En dépit d’un processus de création discontinu, marqué par une longue période d’interruption, le film projeté au festival de Cannes en 1971 apparaît comme une réponse collective à un problème commun : faire surgir la présence d’Yves à l’écran. Cette étude, qui s’appuie sur un matériau d’archives cinématographiques constitué par Jean-Pierre Daniel, propose d’appréhender le film par ses procédés de création plus que par son analyse intrinsèque. Il s’agit d’envisager autrement la collaboration et la division des tâches dans le travail cinématographique, en abordant le film comme un objet en mouvement (dans des situations et des temporalités différentes) qui semble toujours se soustraire à l’ordre du discours. Du film en tournage au film sur l’écran, en passant par le film au montage, l’étude porte sur les rencontres successives avec le médium et trace les contours d’un collectif qui se saisit et se ressaisit dans le sillage du film. Il s’agit également d’interroger la dimension politique de ce travail collectif à travers le problème de la représentation filmique et de sa clôture. |
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