Poursuivre Le Moindre geste. Outil et trace d’une tentative menée collectivement
Cet article étudie le film Le Moindre geste (Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel, 1971) et son processus de création. Organisé autour de son acteur/personnage principal, Yves, un jeune homme considéré comme « débile profond » par les experts et confié à Fernand Deligny à la fin des an...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/ccc, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Création collective au cinéma
2025
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Cet article étudie le film Le Moindre geste (Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel, 1971) et son processus de création. Organisé autour de son acteur/personnage principal, Yves, un jeune homme considéré comme « débile profond » par les experts et confié à Fernand Deligny à la fin des années 1950, le tournage du Moindre geste s’inscrit dans le temps quotidien d’un groupe éducatif installé dans les Cévennes. Cinq ans après l’arrêt du tournage, les bobines sont confiées à Jean-Pierre Daniel qui se charge du montage avec le soutien de la coopérative SLON. En dépit d’un processus de création discontinu, marqué par une longue période d’interruption, le film projeté au festival de Cannes en 1971 apparaît comme une réponse collective à un problème commun : faire surgir la présence d’Yves à l’écran. Cette étude, qui s’appuie sur un matériau d’archives cinématographiques constitué par Jean-Pierre Daniel, propose d’appréhender le film par ses procédés de création plus que par son analyse intrinsèque. Il s’agit d’envisager autrement la collaboration et la division des tâches dans le travail cinématographique, en abordant le film comme un objet en mouvement (dans des situations et des temporalités différentes) qui semble toujours se soustraire à l’ordre du discours. Du film en tournage au film sur l’écran, en passant par le film au montage, l’étude porte sur les rencontres successives avec le médium et trace les contours d’un collectif qui se saisit et se ressaisit dans le sillage du film. Il s’agit également d’interroger la dimension politique de ce travail collectif à travers le problème de la représentation filmique et de sa clôture. |
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