« Non acteur » du film, acteur de sa vie. Des usages du film par les acteurs autochtones non professionnels (dans le cas d’une fiction télévisée soviétique)
Cet article explore la part et l’apport des « non-acteurs » dans le processus de création cinématographique dans le cas des films tournés avec des acteurs non professionnels en Union soviétique. Il s’appuie sur l’étude de cas du téléfilm L’Ami de Tymantcha (Drug Tymanči, 1969, Anatoli Nitotchkine),...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ccc, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Création collective au cinéma
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article explore la part et l’apport des « non-acteurs » dans le processus de création cinématographique dans le cas des films tournés avec des acteurs non professionnels en Union soviétique. Il s’appuie sur l’étude de cas du téléfilm L’Ami de Tymantcha (Drug Tymanči, 1969, Anatoli Nitotchkine), production du studio de la Télévision centrale entièrement jouée par des non-acteurs évenks et tournée en Sibérie centrale. Construite avec la participation d’autochtones dans le but de leur donner une pleine visibilité sur le petit écran (dont la retransmission est désormais effective sur la presque totalité du territoire), l’œuvre constitue également un cas original et singulier de réinterprétation de l’espace du film à des fins inattendues de revitalisation linguistique et culturelle. Cette étude s’attache à examiner le parcours du scénario et sa transformation une fois sur place au contact des non-acteurs locaux. En se basant à la fois sur des documents d’archives, sur des entretiens et sur les écrits et le parcours de la non-actrice et assistante évenke du film, Zinaïda Pikounova, ce travail entend montrer que le film est un objet co-construit par le scénariste-réalisateur et ses non-acteurs. D’autre part, il s’agit de voir comment le film devient à son tour un lieu d’affirmation et de mise en valeur de soi et de sa culture pour les acteurs non professionnels autochtones qui y ont participé. Le tournage du film sur place, au départ envisagé comme un moyen de donner un surplus d’authenticité au film, est réapproprié par les non-acteurs jusqu’à devenir un facteur d’empowerment pour ces derniers. |
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