« Manquer de mépris » ? Paradoxes du mépris chez Pascal
La notion de mépris a beau paraître sous-déterminée philosophiquement, elle se voit accorder chez Pascal une triple signification : sociale, épistémologique, théologique. Sociale parce que les rapports intersubjectifs reposent en large partie selon les Pensées sur la tension entre le mépris et l’est...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/cbp, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Courrier Blaise Pascal
2025
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | La notion de mépris a beau paraître sous-déterminée philosophiquement, elle se voit accorder chez Pascal une triple signification : sociale, épistémologique, théologique. Sociale parce que les rapports intersubjectifs reposent en large partie selon les Pensées sur la tension entre le mépris et l’estime. Épistémologique en ce que le mépris, dont le demi-habile est à la fois le dispensateur et la cible, est un maillon constitutif de la dialectique de la raison des effets. Théologique dans la mesure où la religion, qui doit être tenue pour « vénérable » et non pour « méprisable », enseigne un mépris conciliable avec la charité. À cet égard, le néologisme que Pascal forge dans les Provinciales (il est non moins impie de « manquer de mépris » que de manquer de respect) constitue une justification chrétienne du rire qui allie polémique religieuse et pensée esthétique. |
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