Le concept de joie
La liturgie catholique fait de la joie l’objet de deux dimanches en particulier, le troisième dimanche de l’Avent et le quatrième dimanche du Carême, qui étaient souvent désignés, à partir de l’antienne d’ouverture de la messe, comme « dimanche de Gaudete » et « dimanche de Laetare ». Ces deux verbe...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cbp, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Courrier Blaise Pascal
2025
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La liturgie catholique fait de la joie l’objet de deux dimanches en particulier, le troisième dimanche de l’Avent et le quatrième dimanche du Carême, qui étaient souvent désignés, à partir de l’antienne d’ouverture de la messe, comme « dimanche de Gaudete » et « dimanche de Laetare ». Ces deux verbes, comme les noms qui leur correspondent, gaudium et laetitia, suffisent à indiquer que nous avons affaire, derrière une même traduction par le mot « joie », à deux notions différentes. Nous nommons la première « joie intentionnelle » ou « attentionnelle », car on s’y réjouit de l’attente d’un événement proche vers lequel elle est tendue (la venue du Sauveur), et la seconde « être-en-joie », car elle anticipe une joie qui accomplit définitivement la consolation qu’est la béatitude éternelle. Pascal fait fonds sur cette distinction dans le Mémorial pour penser, avec Descartes, un concept de joie purement intellectuelle, qui caractérise la seconde comme joie de la certitude de l’accès à Dieu, donnée par le Christ, et qu’il s’agit alors de conserver, comme il l’écrit dans la sixième lettre à Charlotte de Roannez. Cette distinction de l’imminence de l’advenue et du maintenant de la présence semble de nature à remettre en cause la datation de la fameuse Lettre sur la joie. |
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