Une subjectivation extravagante. Métaphysique des tubes, d’Amélie Nothomb

Depuis Prétextat Tach jusqu’à Melvin Mapple, l’univers romanesque de Nothomb est peuplé d’obèses extravagants. Ces personnages sont du néant enveloppé de graisse, du néant qui prend de plus en plus de place, qui envahit, qui aspire. Cette invasion du vide qui est dans l’autre, qui constitue son noya...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/carnets,
Hovedforfatter: Álvares, Cristina
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Carnets 2018
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Depuis Prétextat Tach jusqu’à Melvin Mapple, l’univers romanesque de Nothomb est peuplé d’obèses extravagants. Ces personnages sont du néant enveloppé de graisse, du néant qui prend de plus en plus de place, qui envahit, qui aspire. Cette invasion du vide qui est dans l’autre, qui constitue son noyau dur, sa force d’inertie, me gêne, m’angoisse, me dégoûte, est la thématique axiale de l’œuvre de Nothomb. Dans Métaphysique des tubes, le tube est la forme objectale du non-être. Ce roman raconte une subjectivation dont le moment crucial est celui où les carpes, des tubes enveloppés de graisse, donnent à voir à l’extérieur le noyau de non-être qui habite le sujet. Celui-ci se fonde du dégoût extravagant causé par l’extériorisation du tube interne.