Du corps de l'acteur a la parole résurrectionnelle
L'oeuvre théâtrale de Valère Novarina est une langue qui vous renverse. Pluriel et jubilatoire, son art de l'écriture opère en véritable artisanat de l'inouï porté par « l'organe du langage [qu']est la main » (Ferry, 2011). Un équilibre favorisant l'efficience d'un...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Carnets
2018
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | L'oeuvre théâtrale de Valère Novarina est une langue qui vous renverse. Pluriel et jubilatoire, son art de l'écriture opère en véritable artisanat de l'inouï porté par « l'organe du langage [qu']est la main » (Ferry, 2011). Un équilibre favorisant l'efficience d'une poétique de l'indéterminé et qui renoue en cela avec la phénoménale fécondité du Verbe telle qu'initiée par les théologiens du haut Moyen-Âge. Une parole que l'on peut aussi rapprocher du valéry – cette langue si difficile dont le poète lui-même en ignore l'apprentissage – et de l'écriture hébraïque, lesquelles ont en commun d'offrir à son lecteur des « vides à remplir, [des] lacunes à combler pour le son comme pour le sens » (Philippon, 1999 : 349), le tout oeuvrant à la transfiguration des carences du langage en richesses du poème (ibid). La parole novarinienne jaillit et ravive tel un fluide agissant le corps des acteurs en des reconfigurations infinies de la figure humaine. Nous nous proposons ici d'en observer quelques passages. |
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