Dandysme, crise du modèle épique et crise sacrificielle : Psycho(patho)logie du héros fin-de-siècle dans sa volonté d'être unique
Dans Mensonge romantique et vérité romanesque, René Girard trace une ligne de démarcation entre les œuvres qui démasquent l'illusion d'un désir individualisé et celles où est entretenu le mensonge romantique. Aux lendemains de la défaite de Sedan, Joris-Karl Huysmans dans À rebours (1884)...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Carnets
2018
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dans Mensonge romantique et vérité romanesque, René Girard trace une ligne de démarcation entre les œuvres qui démasquent l'illusion d'un désir individualisé et celles où est entretenu le mensonge romantique. Aux lendemains de la défaite de Sedan, Joris-Karl Huysmans dans À rebours (1884) et Jean Lorrain dans Monsieur de Phocas (1901) associent la dimension médicale du naturalisme au symbolisme préfiguré par Baudelaire. Les personnages centraux respectifs de ces romans, Jean des Esseintes et Jean de Fréneuse, manifestent par leur goût du beau, du rare et de l'étrange une volonté d'être unique qui fut au cœur de l'illusion romantique du début du siècle. Huysmans et Lorrain, en créant des personnages isolés qui revendiquent leur radicale différence, ne font que souligner l'impossibilité de se concevoir comme individualité désirante. Si le modèle du héros est anéanti par la révélation du désir comme néant, il révèle néanmoins la vanité du désir. S'écartant du mensonge romantique, il amorce une sortie hors de la crise du modèle épique. |
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