René Girard, Don Quichotte et la comédie
Parodie des romans de chevalerie, Don Quichotte est construit sur l’incapacité du protagoniste à aligner ses désirs et ses actions sur ceux de ses héros fictifs. A partir du roman, René Girard développe la théorie de la médiation externe du désir, centrée sur la disposition d’un personnage à imiter...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Carnets
2018
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Parodie des romans de chevalerie, Don Quichotte est construit sur l’incapacité du protagoniste à aligner ses désirs et ses actions sur ceux de ses héros fictifs. A partir du roman, René Girard développe la théorie de la médiation externe du désir, centrée sur la disposition d’un personnage à imiter et à se conformer aux actes d’un modèle qui n’appartient pas à son propre univers diégétique. Cette donnée, mise en lumière par Girard, n’est pas assez mise en avant dans le cadre d’études sur l’esthétique et les mécanismes du comique. Dans ce sens, nous identifions chez les héros comiques modernes ce que nous désignons par « syndrome de Don Quichotte », qui les rend victimes d’une appropriation mimétique de modèles illusoires, les plongeant dans une série de mésaventures avant un retour pénible et inévitable à la lucidité. Nous essayons ainsi de relever la spécificité du roman de Cervantès, sa manière d’expliciter la dimension parodique et la syntaxe de la comédie, et de relever chez les héros comiques modernes des traits qui en font les descendants du prototype « quichottien ». |
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