Job, Meursault, Clamence
La Théorie Mimétique distingue accusation et culpabilité. Œdipe est « accusé » d’avoir tué son père et commis l’inceste avec sa mère ; cela ne signifie pas qu’il est « coupable ». Dans les Évangiles, une femme est « accusée » d’adultère ; mais en déclarant « que celui qui n’a jamais péché jette la p...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Carnets
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La Théorie Mimétique distingue accusation et culpabilité. Œdipe est « accusé » d’avoir tué son père et commis l’inceste avec sa mère ; cela ne signifie pas qu’il est « coupable ». Dans les Évangiles, une femme est « accusée » d’adultère ; mais en déclarant « que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre », le Christ fait comprendre que la femme n’est pas plus « coupable » que ceux qui l’accusent. Toute la théorie mimétique peut donc se résumer à une affaire de guillemets. Lorsque l’on enlève les guillemets au mot « coupable », lorsqu’on parle donc de « coupables sans guillemets », on crée des victimes que l’on s’apprête à persécuter. Cet article met en évidence l’importance des guillemets dans les analyses par Girard du Livre de Job, et des deux romans de Camus L’Étranger et La Chute. Ces analyses débouchent sur une question adressée à la Théorie Mimétique : si « coupable » doit être toujours écrit entre guillemets, ne doit-il pas en aller de même pour « innocent » ? |
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