De la victime émissaire à la pensée symbolique
Quelle place René Girard occupe-t-il dans l’espace des sciences humaines ? On répondra en partant des critiques qu’il a adressées à la psychanalyse freudienne et l’ont conduit à considérer la violence comme le « signifiant transcendantal » des désirs et de toutes les expressions culturelles. Les con...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Carnets
2018
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Quelle place René Girard occupe-t-il dans l’espace des sciences humaines ? On répondra en partant des critiques qu’il a adressées à la psychanalyse freudienne et l’ont conduit à considérer la violence comme le « signifiant transcendantal » des désirs et de toutes les expressions culturelles. Les conséquences paraissent dans la confrontation entre René Girard et Claude Lévi-Strauss. Attentif à la structuration caractéristique de la pensée « sauvage » ou « symbolique » propre à chaque ensemble mythique ou légendaire, Lévi-Strauss refuse la prééminence accordée à un code spécifique (comme la sexualité ou la violence) : le symbole n’est pas motivé par un signifié invariable et « transcendant » caché derrière le voile des textes. Pour illustrer cette confrontation, on étudie un exemple venu de la littérature médiévale. Le motif étudié « pense » la violence mimétique, les ardeurs du corps et la nécessité de leur modération, dans une perspective symbolique et culturelle particulières. |
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