De 1984 à 2084. Mutations de la peur totalitaire dans la dystopie européenne
Autres temps, autres peurs. Lors de la rédaction de 1984, Georges Orwell voyait se profiler le spectre des totalitarismes après la Seconde Guerre Mondiale. Un futur sombre pour un monde cauchemardesque, dans lequel l’individu est dissout dans la communauté, l’amour est absent, l’obéissance un devoir...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Carnets
2017
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Autres temps, autres peurs. Lors de la rédaction de 1984, Georges Orwell voyait se profiler le spectre des totalitarismes après la Seconde Guerre Mondiale. Un futur sombre pour un monde cauchemardesque, dans lequel l’individu est dissout dans la communauté, l’amour est absent, l’obéissance un devoir et la surveillance totale. Si les dystopies qui se sont développées à la suite d’Orwell se sont chacune intéressées à une particularité de l’idéal sociétal (le bonheur, la famille par exemple), 2084 est certainement celle qui se réclame le plus de 1984. Pourtant le monde décrit par Boualem Sansal est en apparence bien différent car théocratique et sans technologie forte. Mon propos sera pourtant de montrer que le roman dystopique de Boualem Sansal est une suite directe de 1984 et que cette mutation de l’univers dystopique de Georges Orwell est un signal d’alarme lancé par Sansal à une Europe en déclin. |
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