Paysage, chemin et errance chez Julien Gracq
L’errance, thématique récurrente dans l’œuvre de Julien Gracq, présuppose l’envie de nouvelles expériences alliées à un profond désir de changement intérieur. Dans le contexte particulier de sa création littéraire, l’errance est la traduction d’une insatisfaction chez le héros qui le met en quête d’...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Carnets
2017
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’errance, thématique récurrente dans l’œuvre de Julien Gracq, présuppose l’envie de nouvelles expériences alliées à un profond désir de changement intérieur. Dans le contexte particulier de sa création littéraire, l’errance est la traduction d’une insatisfaction chez le héros qui le met en quête d’horizons nouveaux. En tant que rupture avec l’autre, en vue d’une radicale transformation de sa vie par transgressions successives, l’errance met en danger l’identité ainsi que l’intégrité d’un sujet qui se dilue pour renaître, transformé et transcendé. Dans cet article, nous nous proposons d’étayer une ou plusieurs réponses aux besoins de cette transformation éprouvés par les êtres fictionnels gracquiens qui les poussent à se déplacer constamment d’un lieu à l’autre, afin de déchiffrer l’énigme du sujet dans sa relation au monde. C’est bien la raison pour laquelle le romancier les fait évoluer dans une perpétuelle oscillation entre le voyage et l’errance. |
|---|