Vers une postmémoire de la traite et de l’esclavage ?
Cet article propose d’étudier la postmémoire de la souffrance ayant accompagné le trafic négrier dans deux romans, Beloved (Toni Morrison) et Humus (Fabienne Kanor). Dans la première partie, nous reviendrons sur les modes de représentation du corps de l’esclave ainsi que sur les limites de l’approch...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Carnets
2017
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article propose d’étudier la postmémoire de la souffrance ayant accompagné le trafic négrier dans deux romans, Beloved (Toni Morrison) et Humus (Fabienne Kanor). Dans la première partie, nous reviendrons sur les modes de représentation du corps de l’esclave ainsi que sur les limites de l’approche historique lorsque l’on veut rendre compte du trauma en question. Nous verrons que l’art est sans doute le mieux à même de rendre quelque chose de ce passé-là. Dans la seconde partie, le texte portera sur la représentation spécifique du corps de la femme-esclave afin de mettre en évidence la façon dont les femmes artistes articulent retour au passé et mise en scène de ce corps. Enfin, ce travail comparatiste au sein de l’Atlantique noir et féminin voudrait contribuer à l’émergence d’une histoire de l’Europe ouverte à ses altérités, consciente de la présence d’autres mémoires et postmémoires, produites souvent comme peu pertinentes ou comme inexistantes. Ce travail sur les postmémoires de l’errance noire atlantique se révèle d’autant plus important que les mémoires et l’histoire promues par l’État, si elles ne taisent pas le rôle joué par celui-ci dans la traite, tendent à valoriser les mémoires et postmémoires d’autres événements. |
|---|