Sylvain Tesson : esthétique du retrait et écologie existentielle face à l’épuisement occidental
L’œuvre de Sylvain Tesson peut être lue comme une réponse littéraire aux tensions écologiques et existentielles qui traversent l’Occident contemporain. À partir de Dans les forêts de Sibérie (2011), Sur les chemins noirs (2015) et La panthère des neiges (2019), cet article propose d’analyser son écr...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Carnets
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’œuvre de Sylvain Tesson peut être lue comme une réponse littéraire aux tensions écologiques et existentielles qui traversent l’Occident contemporain. À partir de Dans les forêts de Sibérie (2011), Sur les chemins noirs (2015) et La panthère des neiges (2019), cet article propose d’analyser son écriture comme l’élaboration d’une « écologie existentielle et culturelle », fondée sur le retrait, la lenteur et l’attention au vivant.En mobilisant les apports de l’écocritique et de l’éthique du care, l’étude montre que cette posture ne se limite pas à une esthétique du voyage ou de la solitude, mais constitue une forme de critique implicite de la modernité occidentale, marquée par l’accélération, la saturation et la rupture avec le monde sensible.Toutefois, cette écologie existentielle entre en tension avec les approches de l’écologie politique contemporaine, notamment celles qui privilégient la recomposition d’un monde commun. L’œuvre de Tesson apparaît ainsi comme un espace ambivalent, oscillant entre critique de la modernité et héritage culturel occidental, entre retrait individuel et enjeux collectifs. |
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