Mythe spirituel féministe et écopoétique de l’endogénéité dans Les naufragés de l’intelligence de Jean-Marie Adiaffi

Face au chaos qui caractérise les sociétés postcoloniales africaines gouvernées par les outils de la modernité occidentale et le renversement de l’ordre traditionnel religieux, évincé par les religions importées, Jean-Marie Adiaffi propose un nouveau paradigme de développement qui s’éloigne de la mo...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/carnets,
Autore principale: Amouzou, Émile
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Carnets 2024
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Face au chaos qui caractérise les sociétés postcoloniales africaines gouvernées par les outils de la modernité occidentale et le renversement de l’ordre traditionnel religieux, évincé par les religions importées, Jean-Marie Adiaffi propose un nouveau paradigme de développement qui s’éloigne de la modernité mal inculturée sur le continent. Une lecture conjointe écopoétique et mythocritique durandienne fondée sur les structures anthropologiques de l’imaginaire révèle une réconciliation de l’être africain avec les fondements spirituels et culturels de ses origines pour porter un développement humain endogène. À cet effet, il active un mythe féministe spirituel incarné par la figure de la Prophétesse Akoua Mando Sounan (prêtresse komian) pour inviter à retrouver dans les origines de la terre-mère (Gaïa) un nouvel élan qui reconnecte l’homme africain avec le travail appliqué à une nature féconde et productive pour son mieux-être et un développement harmonieux.