Être juif en Irlande : l’impossibilité d’une île ?
L’Ulysse de James Joyce a beau passer pour le roman irlandais par excellence, il se distingue aussi par sa critique sous-jacente de l’insularité. La façon de vivre continentale est perçue d’emblée comme supérieure par les deux personnages principaux masculins, Stephen Dedalus, alter ego individualis...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Carnets
2024
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’Ulysse de James Joyce a beau passer pour le roman irlandais par excellence, il se distingue aussi par sa critique sous-jacente de l’insularité. La façon de vivre continentale est perçue d’emblée comme supérieure par les deux personnages principaux masculins, Stephen Dedalus, alter ego individualiste de l’auteur, et Leopold Bloom, juif en butte à la haine de ses concitoyens dublinois. À partir du relevé exhaustif des occurrences du mot « île » (et de ses dérivés) dans le roman, le présent article veut démontrer qu’il existe une corrélation entre le thème de l’île et le problème de la judéité. La question de l’insularité et celle de la judéité ont été largement étudiées dans Ulysse, souvent l’une indépendamment de l’autre. À partir d’un matériau certes canonique, il s’agit ici de mettre en évidence et de commenter des effets manifestes de concomitance/co-occurrence. L’objectif est de proposer une vision de l’insularité irlandaise conçue à travers le prisme de l’identité mouvante et alternative de Bloom. |
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