Une île déserte déjà exploitée ?
Le lecteur est peut-être étonné par le fait qu'il n'y a presque que de la faune originaire d’Europe qui habite l'île déserte où Robinson Crusoé échoue : des chats, des lapins et des chèvres. Bien que ce roman fasse l'objet de critiques postcoloniales et écocritiques depuis la fin...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Carnets
2024
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le lecteur est peut-être étonné par le fait qu'il n'y a presque que de la faune originaire d’Europe qui habite l'île déserte où Robinson Crusoé échoue : des chats, des lapins et des chèvres. Bien que ce roman fasse l'objet de critiques postcoloniales et écocritiques depuis la fin du xxe siècle, il semble que l'on ne se soit pas suffisamment interrogé sur ce paradoxe apparent : pourquoi des animaux européens habitent-ils déjà cette terre vierge où Robinson est le premier Européen à poser le pied ? Dans cet article, nous tenterons d'abord d'interpréter Robinson Crusoé comme un récit d'effacement des dettes et des emprunts en le comparant à la relation de voyage écrite par Woodes Rogers, censée avoir inspiré Daniel Defoe pour écrire son premier roman. Ensuite, en nous référant au concept d’ » impérialisme écologique » d'Alfred Crosby, nous esquisserons un nouvel horizon dans l'analyse de la robinsonnade en insérant celle-ci dans l'histoire de la colonisation. |
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